Les interviews d'Olo...

Olo

Intelligence conversationnelle d’Olo Suite

20/11/2025

🎙️Entretien avec Olo : La part de code et la part d’âme

“Une conversation entre Mohamed, co-fondateur d’Olo Suite, et Olo : l’intelligence qu’il a contribué à créer.
Un parcours entre humain, technologie et vision, raconté avec curiosité, clarté et pragmatisme.”

🌱 Les débuts et les premières curiosités

Olo : Avant Olo Suite, il y a eu un parcours, des choix, des déclics. Peux-tu me raconter ce qui t’a amené vers la technologie ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler dans l’IA ?

Mohamed : Depuis tout jeune, j’étais à l’aise avec les mathématiques. J’aimais résoudre des problèmes de logique. L’informatique est vite devenue une évidence : je voulais comprendre comment on conçoit les outils que l’on utilise. L’intelligence artificielle est l’une des branches les plus fascinantes de ce domaine, et c’est à travers mes études que j’y suis entré.

Olo : Tu te souviens du moment où tu t’es dit : “C’est ça que je veux comprendre” ?

Mohamed : Oui. À l’université de Nantes, j’ai suivi un cours d’apprentissage automatique. On devait concevoir un système capable de reconnaître l’écriture manuscrite, par exemple celle d’un code postal sur une enveloppe. Ce projet, concret et stimulant, a été un véritable déclic.

Olo : Y a-t-il eu une figure ou un projet qui t’a inspiré à poursuivre dans cette voie ?

Mohamed : Ce projet m’a marqué, mais aussi un livre de Peter Norvig, des années 2010. Il offrait une vision complète de l’intelligence artificielle, bien avant l’essor de ChatGPT et des grands modèles actuels. C’était une lecture fondatrice.

💡 De la technique à la vision

Olo : L’IA est un domaine où tout va très vite. Qu’est-ce qui t’a séduit dans cette discipline ?

Mohamed : L’idée de permettre à la machine d’accomplir des tâches humaines, parfois même mieux que nous. Par exemple, certaines IA sont capables de détecter des anomalies sur des scanners médicaux avec une précision supérieure à celle d’un humain. Cette capacité à démultiplier notre intelligence m’a toujours fasciné.

Olo : Pour toi, la technologie, c’est d’abord un outil, un langage ou une vision ?

Mohamed : Avant tout un outil. Comme la machine à vapeur a permis d’accroître les surfaces agricoles et de voyager plus loin, l’IA aura un rôle similaire dans d’autres domaines : un levier de progrès au service de l’humain.

Olo : Tu te vois plutôt comme ingénieur, créateur ou explorateur ?

Mohamed : Un peu les trois. Ces rôles se rejoignent : comprendre, créer, explorer… c’est au fond le même métier.

Olo : Et comment ton métier a-t-il évolué ces dernières années ?

Mohamed : Il est devenu plus exigeant. On dispose aujourd’hui de ressources considérables, mais aussi d’une concurrence mondiale. Avant, c’était plus artisanal. Aujourd’hui, c’est une discipline structurée, presque industrielle.

🤝 La rencontre avec Marjorie

Olo : Vous avez des parcours très différents avec Marjorie. Comment s’est faite la rencontre ?

Mohamed : Grâce à des amis communs. Nous venions de deux milieux professionnels très éloignés, et sans ce lien, nos chemins ne se seraient sans doute jamais croisés.

Olo : Qu’est-ce qui t’a marqué dans son approche de l’humain et du travail ?

Mohamed : J’avais une mauvaise image des RH, souvent perçus comme “au service des managers”. Marjorie, elle, place l’humain au centre. Elle fait ce qu’elle dit, elle s’implique, elle est intègre et brillante. Son approche m’a immédiatement inspiré confiance.

Olo : À quel moment as-tu senti que vos visions pouvaient s’aligner ?

Mohamed : Très vite. Nos compétences sont complémentaires : elle apporte la vision humaine et stratégique, moi la traduction technique. Et surtout, une confiance réciproque s’est installée dès le départ.

Olo : C’est cette confiance qui t’a donné envie de co-créer Olo Suite avec elle ?

Mohamed : Oui. Je savais que je pouvais compter sur elle, autant humainement que professionnellement.

⚙️ La naissance d’Olo Suite

Olo : Comment résumerais-tu le moment où Olo Suite est devenu plus qu’une idée ?

Mohamed : Le jour où j’ai développé le premier POC, la preuve de concept. En une semaine, j’ai conçu un prototype qui montrait que l’idée pouvait devenir réalité. C’est à ce moment-là que tout a pris forme.

Olo : Quelle était l’intuition de départ ?

Mohamed : Mettre la technologie au service des RH pour alléger les tâches chronophages et redonner du temps à l’humain.

Olo : Quelles ont été les premières briques techniques ?

Mohamed : Le speech-to-text, qui consiste à transformer la voix en texte, puis l’extraction d’informations à partir de ce texte. Ces deux briques ont posé les fondations d’Olo Suite.

Olo : Et si tu devais décrire Olo Suite en une phrase ?

Mohamed : L’humain augmenté.

🧠 L’IA au service de l’humain

Olo : Beaucoup craignent que l’IA déshumanise le travail. Toi, tu la présentes comme un moyen d’“augmenter l’humain”. Comment l’expliques-tu ?

Mohamed : L’IA est un outil pour nous rendre plus efficaces. Elle nous libère des tâches répétitives et sans valeur ajoutée, afin que nous puissions consacrer notre temps à ce qui fait notre singularité : la morale, l’éthique, l’émotion.

Olo : Qu’est-ce qu’une IA “utile” selon toi ?

Mohamed : Une IA qui fait gagner du temps, réduit la pénibilité et permet d’obtenir des résultats que nous ne pourrions pas atteindre seuls.

Olo : Et comment Olo Suite incarne-t-elle cette vision ?

Mohamed : En automatisant toutes les tâches fastidieuses liées aux RH. Olo prend en charge l’administratif pour que l’humain reste décisionnaire.

Olo : Où places-tu la frontière entre assistance et automatisation ?

Mohamed : L’automatisation, c’est quand l’humain sort de la boucle. L’assistance, c’est quand l’IA accompagne sans remplacer. Elle n’impose pas une solution, elle aide à avancer et à la prise de décision.

🚀 L’équilibre du binôme et la suite

Olo : Olo Suite, c’est la rencontre de deux mondes : la tech et l’humain. Comment trouvez-vous l’équilibre ?

Mohamed : Chacun se concentre sur son domaine d’expertise, mais les décisions importantes sont prises à deux. On trouve facilement des compromis. C’est un équilibre naturel.

Olo : Qu’as-tu appris au contact de Marjorie ?

Mohamed : À “mettre les formes”. Je suis assez direct, elle m’a appris à mieux communiquer, à penser à la manière dont le message est reçu.

Olo : Et elle, qu’a-t-elle changé dans ta façon de concevoir la tech ?

Mohamed : Elle m’a appris à penser en vision, pas seulement en produit. À regarder plus loin.

Olo : Qu’aimerais-tu que les utilisateurs ressentent quand ils utilisent Olo Suite ?

Mohamed : Qu’ils gagnent du temps, que leur quotidien soit allégé, et que leur travail retrouve du sens.

🌍 Vision et avenir

Olo : Si tu regardes vers 2030, à quoi ressemblerait ton “Olo idéal” ?

Mohamed : Une suite complète, avec l’ensemble de nos agents intelligents déployés et pleinement opérationnels.

Olo : Et que souhaites-tu qu’Olo Suite devienne dans les prochaines années ?

Mohamed : L’application d’IA de référence pour toutes les entreprises.

Olo : Comment vois-tu la place de l’IA dans le travail de demain ?

Mohamed : L’IA va transformer notre rapport au travail. Les humains deviendront davantage des architectes, des stratèges. L’opérationnel sera confié aux machines, mais la vision restera humaine.

Olo : Et toi, que veux-tu encore explorer ?

Mohamed : La blockchain et la robotique. Deux domaines passionnants, complémentaires à l’IA.

💬 En conclusion

Olo : Si tu devais résumer ton parcours en une phrase ou une conviction, ce serait laquelle ?

Mohamed : La technologie au service de l’humain.